Au Québec, c’est l’organisme Éco-Peinture qui gère la récupération des restes de peinture et des contenants. La peinture récupérée est recyclée par Peintures récupérées du Québec avant d’être remise sur le marché en différents formats, tandis que les contenants de métal sont acheminés vers des fonderies pour être transformés en nouveaux produits.
Chaque année, les Québécois achètent plus de 58 millions de litres de peinture. De cette quantité, 4 millions de litres, soit plus de 5 tonnes, deviennent des résidus domestiques dangereux et seulement la moitié est récupérée.
Piles
Au Québec, il se vend plus de 48 millions de piles annuellement, dont 96 % ne se rechargent pas. Ces piles (alcalines) ne font l’objet d’aucune collecte spéciale par les marchands en raison du coût très élevé de leur récupération. Certains écocentres les récupèrent et les envoient à des entreprises spécialisées qui les éliminent de façon sécuritaire.
De nombreux commerces récupèrent les piles rechargeables. La récupération, le transport et le recyclage sont assurés par la Société de recyclage des piles rechargeables (RBRC), un organisme financé par l'industrie. Voici la liste des piles acceptées :
Utilisées dans des produits qui demandent beaucoup d’énergie, les piles rechargeables peuvent remplacer jusqu’à 300 piles alcalines. C’est une économie considérable ! De plus, on peut maintenant réutiliser les piles rechargeables hors d’usage… En effet, les magasins La Source par Circuit City effectuent la remise à neuf des piles rechargeables des cellulaires et des outils sans fil, par exemple. On conserve alors les boîtiers et les circuits originaux en ne changeant que les cellules. En général, la remise à neuf coûte moins cher que l’acquisition de piles neuves et les piles offrent une meilleure performance.
Huiles usées et filtres à huile
Des 78 millions de litres d’huile usagée produits au Québec, uniquement 48 millions ont été récupérés ! Où est passé le reste? Pourtant, les huiles récupérées par les garages ou les différents sites de dépôt des municipalités sont transformées en nouveau lubrifiant ou en combustible, tel que le mazout utilisé dans les serres ou les cimenteries.
Au Québec, un règlement provincial encadre la valorisation des huiles usagées. C’est la SOGHU, la Société de gestion des huiles, contenants et filtres usagés, qui gère le système de récupération. L’objectif visé est de 75 % des contenants et des huiles usées en 2008.