En 1990, le tristement célèbre incendie de Saint-Amable a fait bouger beaucoup de choses. Depuis, on a mis sur pied un programme de vidage des grands dépotoirs de pneus et développé, par le fait même, toute une industrie du recyclage et de la valorisation énergétique, avec les emplois qui y sont liés.
Tout récemment, le gouvernement du Québec approuvait le plan de vidage du dernier grand site d’entreposage, le Dépôt Franklin en Montérégie. Plus de 16 millions de pneus ont été récupérés à cet endroit depuis 2001 et on estime qu’il en resterait autant. Au cours des quatre prochaines années, les pneus du Dépôt Franklin seront acheminés vers l’industrie du recyclage et de la valorisation énergétique. Le financement des opérations de vidage est assuré par le droit environnemental de 3 $, applicable à l’achat de tout pneu neuf.
L'élimination des sites d'entreposage de pneus vise à protéger la sécurité du public, mais c'est d'abord et avant tout un geste environnemental. À partir des pneus, on fabrique entre autres des dos-d’âne, des tapis de dynamitage et des surfaces de terrain de sport. Pour ce qui est de la valorisation énergétique, elle consiste à transformer les pneus, dérivés du pétrole, en combustible industriel alternatif aux combustibles fossiles, dont le charbon, pour les grandes cimenteries du Québec.
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