Éliminer les matières non valorisées
On appelle matières résiduelles non valorisées les rebuts qui ne peuvent être ni recyclés, ni compostés, ni réemployés et pour lesquels il n’y a aucune autre avenue possible que l’élimination.
Pour assurer l’élimination sécuritaire des matières résiduelles, la majorité des résidus non valorisés doivent être incinérés avant d’être acheminés sous forme de cendres au lieu d’enfouissement technique de la Ville de Québec, à Saint-Joachim. Or, la quantité de matières résiduelles mise aux déchets excède actuellement la capacité de traitement de l’incinérateur de la Ville de Québec. Et notre consommation s’accroît sans cesse…
Du point de vue économique, social et environnemental, la meilleure solution consiste en une gestion des matières résiduelles plus efficace. Voilà l’objectif du PGMR ! Comment y arriver ? En diminuant nos déchets non valorisés par la réduction à la source, le réemploi et le recyclage. De tels gestes éviteront de devoir agrandir l’incinérateur et prolongeront la durée de vie du lieu d’enfouissement technique, évaluée à 40 ans si les objectifs du PGMR sont atteints.
En 2002, le secteur municipal de la région de Québec a généré plus de 178 000 tonnes de déchets, soit l’équivalent de près de 25 000 bennes à ordures. Bien que des études démontrent que 85 % de nos rebuts peuvent être valorisés, seulement 49 000 tonnes, soit 24 %, ont été recyclées, compostées ou valorisées cette année-là. |
||
Des investissements pour l’environnement
Afin d’améliorer la performance environnementale de l’incinérateur tout en réduisant les effets néfastes liés au transport et au bruit, la Ville de Québec effectue présentement des travaux de modernisation qui s’échelonneront jusqu’en 2009. Elle procédera également à l’ajout d’équipements spécialisés pour récupérer le maximum de matières métalliques.
Un second lieu d’enfouissement technique ?
Loin d’être une option avantageuse, l’ouverture d’un second lieu d’enfouissement technique représenterait un investissement de dizaines de millions de dollars et multiplierait les effets néfastes pour l’environnement. De plus, pour bien des citoyens, un lieu d’enfouissement n’est habituellement pas le voisin rêvé…
La Ville de Toronto vient d’acquérir un site d’enfouissement au coût de 220,3 millions de dollars; une facture qui se verra sûrement répartie entre tous les contribuables ! |
||